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vendredi 16 mai 2008

« Ce sera l'atmosphère d'un match NBA... »

Après les victoires de 1998 et 1999, et la finale perdue de 2005, Claude Marquis disputera sa quatrième finale de Coupe de France avec Cholet. </P> : Georges Mesnager.</P>Après les victoires de 1998 et 1999, et la finale perdue de 2005, Claude Marquis disputera sa quatrième finale de Coupe de France avec Cholet.

: Georges Mesnager.

Coupe de France. Ultime rescapé des victoires de Cholet en 1998 et 1999, également là pour la

finale perdue de 2005, Claude Marquis sera le trait d'union entre le passé et le présent, dimanche.

Tu vas vivre ta quatrième finale de coupe de France, la quatrième avec Cholet Basket. Ça t'inspire quoi ?

Je me souviens surtout de la dernière, perdue contre Gravelines. Et elle m'a laissé un goût amer. Là, on va vraiment tout faire pour que ça ne recommence pas.

Quel souvenir gardes-tu des deux premières éditions, gagnées, en 1998 et 1999 ?

J'étais un jeune à l'époque ! Du coup, on ne peut pas dire que j'étais complètement impliqué dans ces deux matches, mais pour moi, c'était royal de connaître ça. D'autant qu'il y avait un titre au bout. Aujourd'hui, arrivé à mon âge, il serait temps que je gagne quelque chose, en tant que joueur majeur.

Et de celle, perdue, en 2005 ?

J'en garde de l'amertume car c'est un match qu'on aurait pu gagner. L'équipe de Gravelines qu'on a affrontée à l'époque, ce n'était pas le même calibre que Villeurbanne, dimanche. Là, il va vraiment falloir que l'on soit des guerriers pour gagner ce match. En 2005, on avait battu Gravelines en championnat, et on avait laissé filer la coupe. Là, on a perdu contre l'Asvel en championnat : quelque part, on espère que l'équipe dominée en championnat s'imposera à Bercy sur un match.

Tu vas retrouver Aymeric Jeanneau, espoir comme toi en 98 et 99....

A l'époque, on était « petit », maintenant on est « grand ». Mais le contexte est différent de l'époque. Aujourd'hui, on est face à face. Lui aussi va vouloir gagner... Mais il faut garder une chose à l'esprit : on ne se souvient jamais des finalistes, juste des vainqueurs. Donc, lui comme moi, on essaiera d'être du bon côté dimanche.

Le fait d'avoir déjà joué trois finales, ça facilite les choses en amont de l'évènement. Mentalement en particulier, mais aussi par rapport aux repères dans la salle par exemple ?

Clairement, oui. Je pense que c'est important ! Sur la dernière finale, certains joueurs n'avaient jamais connu Bercy et ils ont été tétanisés par la salle. C'est une appréhension dont il faut tenir compte. Elle est incontournable. Donc, ceux qui ont déjà connu Bercy, doivent préparer les collègues à ça.

Les conseils à leur donner, justement, c'est quoi ?

C'est leur parler de l'ambiance notamment. Leur dire : « Les gars préparez-vous, il va y avoir beaucoup de monde, beaucoup de bruit. Ça va gueuler dans les tribunes. Il y aura autant de monde que sur un match NBA. Ne vous attendez pas à un match comme à l'Asvel ou même à Pau. Bercy, c'est deux fois plus grand. » Ce sera l'atmosphère d'un match NBA. À partir de là, il ne faut pas se laisser distraire. On en parle depuis qu'on est qualifié pour la finale.

Tu vas devoir, avec certains de tes coéquipiers, te coltiner le secteur intérieur de l'Asvel, le plus dense du championnat. Le résultat se jouera en grande partie sous les panneaux. Est-ce stressant, surtout après les deux défaites contre l'Asvel en championnat ?

Il est clair que je vais avoir un très gros travail à faire. Mais je ne serai pas seul. On peut compter sur le retour de Justin (Doellman). Alan (Wiggins) est en forme en ce moment, et Saïd (Ben Driss) apportera sa pierre à l'édifice. Il est vrai que le duel le plus attendu, c'est celui au pivot avec Nsonwu, et Troutman car il ne faut pas oublier qu'à l'Asvel, la doublure du titulaire est aussi costaude que lui. Donc, là, il n'y a pas à tergiverser : il faudra vraiment faire un match de mammouth !

En début de saison, tu as annoncé venir à Cholet pour te relancer. Avec la victoire aux As, cette finale de coupe et le billet pour les playoffs en poche, c'est déjà mission accomplie non ?

Pour le moment, tout se passe bien. Mon objectif, c'était d'être dans les bons plans. C'est bien, mais la saison n'est pas encore terminée. Il reste encore la finale, puis les playoffs. Quand tout sera terminé, on pourra vraiment faire le bilan de la saison et peut-être dire que j'ai fait une bonne saison. Mais c'est encore trop tôt.

Dans un mois maximum, la saison sera terminée, ton contrat fini. Comment vois-tu l'avenir ?

Pour moi les choses sont très claires : je ne veux plus m'engager pour une saison. Cholet m'a proposé de continuer je leur ai dit que je suis ok, mais moi maintenant j'attends un contrat longue durée. Peu importe le club qui va me prendre, il est bien clair qu'il n'y aura plus de contrat d'un an, en France ou à l'étranger. Je cherche la stabilité maintenant. Donc, à Cholet de voir...

Recueillis par

Christophe MAZOYER (avec J. D.).

Finale de la coupe de France : Cholet - Villeurbanne, dimanche à Bercy (18 h).

Ouest-France

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