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Patrick Chiron, entouré des joueurs. Très serein. C'est du 50-50. Et on se rend à Paris pour gagner. Maintenant, la balle est dans le camp des joueurs. Mais j'ai confiance en Erman et dans ce groupe. Jusqu'ici, ils ont été sur tous les fronts. Exemplaires sur le terrain comme en dehors, répondant à chacune de nos sollicitations. Avant les résultats, on leur demande de se battre et d'être fiers de porter ce maillot. Cette année, ça a été le cas.
Ce groupe, justement. En cas de victoire, demain, il signerait un doublé historique pour CB ?
Pour l'instant, on n'a pas gagné. Donc, on ne va pas commencer à tirer des plans sur la comète. Ce qui est certain, c'est que les objectifs ont été atteints. On a même été au-delà de nos espérances. C'est une bonne saison, mais on peut encore vivre quelque chose d'exceptionnel.
Cette saison pourrait être la plus belle sur le plan du palmarès. Et pourtant, l'équipe n'a pas été dominatrice tout au long du championnat. Comment expliquez-vous ce paradoxe ?
C'est une équipe cyclique, jeune aussi, qui manque d'expérience. On s'aperçoit également que, lorsqu'il manque des maillons importants, la rotation n'est pas aussi bonne. On y travaille. Après, c'est une saison ouverte, qui n'a été écrasée par aucun club en particulier. Tout est possible.
Au début de saison, vous citiez Roannes en exemple. Vous disiez notamment : « Ce qu'il nous faut, c'est de la continuité ». Ça passe par quoi ?
A Cholet, c'est la formation. Il faut pérenniser cette politique. Cette saison, les joueurs majeurs sont majoritairement issus du club. On n'a pas vocation à les retenir à tout prix, ni davantage à lancer leur carrière, en profitant de leur talent. L'autre gage de stabilité, c'est le tandem formé par Thierry Chevrier et Erman Kunter. Ils ont le basket qui coule dans leurs veines ! Erman a signé jusqu'en 2010. C'est la meilleure chose qui pouvait nous arriver. Contrairement à plusieurs clubs, on va échapper à une intersaison mouvementée.
Ce groupe-là est jeune et prometteur. A-t-il de l'avenir à Cholet ?
C'est encore trop tôt pour en parler, mais on travaille pour conserver le noyau dur.
Les résultats de cette saison, avec notamment le titre des As et un ticket pour la Coupe d'Europe, ont-ils changé des choses ?
Ils nous permettent de travailler dans la sérénité et la continuité. On a su très tôt qu'on disputerait, l'an prochain, la Coupe Uleb. Pour les joueurs, c'est important. Ils savent où ils vont. Et c'est pareil pour nos partenaires. On peut déjà préparer la saison. Les résultats nous apportent de la crédibilité et de la notoriété. On véhicule une bonne image de Cholet. Ça crée de l'engouement.
Et ça doit faciliter les choses, non ?
Forcément. Mais on ne construit pas la politique d'un club sur des résultats. Nous, on bâtit en s'inscrivant dans la durée. Aujourd'hui, tous les clignotants sont au vert. Les résultats actuels nous permettent de conforter et renforcer les liens avec les supporters et les partenaires. Ils nous sortent de l'anonymat. Après, quand j'entends dire qu'on manque d'ambition... Pour moi, c'est d'abord faire preuve de réalisme. On n'a jamais menti. Ce qui n'empêche pas de franchir des caps.
Propos recueillis par
Jean-Marcel BOUDARD.