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Les témoignages du long cheminement des confirmés ont été relatés à la cathédrale, samedi. En 2008, dans une société si matérialiste, qu'est-ce qui pousse des étudiants, des travailleurs, des chômeurs à la confirmation et au baptême ?
« Cela a fait irruption dans ma vie »
Jean-Philippe, 40 ans, attaché de presse : « J'ai été baptisé lorsque j'avais un an. J'ai fait ma 1re communion au moment de mon mariage, à 26 ans. J'ai eu plein de petits signes, qui au fur et à mesure sont devenus des évidences. Depuis 8 ans, je vais à la messe le dimanche. La confirmation, on peut vivre sans, mais plus j'ai cheminé, plus j'avais envie de dire ma joie. »
Pour Thierry, 33 ans, parcours scolaire chaotique, tumulte de la vie, travail et stress : « Au cours d'une discussion, j'ai réalisé que le discours du Christ, qui parle d'amour, peut s'inscrire dans toutes les cultures. Cela a fait irruption dans ma vie. »
Questionnements, doutes habitent les coeurs... Ces adultes qui s'engagent ne sont pas des ravis de la crèche. Ils ont témoigné par écrit auprès du prêtre qui les confirme, l'abbé Dominique Blanchet. Une rupture, un décès, un éloignement, sont autant d'occasions de s'interroger sur le sens de sa vie.
Il y a aussi les mariages, et puis les questions des enfants : « Mon fils m'interrogeait. Je ne savais pas qui j'étais, je ne me rendais pas compte de l'ampleur du chemin », écrit l'un des confirmés.
Le lendemain, c'est à la maison d'arrêt que toute l'équipe s'est transportée, pour une dernière confirmation... L'esprit souffle là où il veut.