Le Tour à Cholet, un spectacle ou une galère ?
Ecologie : les t-shirts se mettent au vert !
En images :
Reportage photos :
Baby-sitting
Le carnaval de jour en images !




Dominique Poupard entre Étienne Davodeau et René Vautier, l'une des rencontres fortes de la deuxième édition du festival de la BD engagée. On a le sentiment d'avoir atteint nos objectifs, d'avoir assisté à des échanges enrichissants. Je pense à la rencontre entre Étienne Davodeau et René Vautier, Fabrice Neaud et Philippe Squarzoni. Ils nous ont livré des témoignages forts, des confrontations intéressantes. L'objectif du festival, c'est d'évoquer des combats, dans toutes leurs dimensions, en s'appuyant sur une représentation artistique. S'interroger sur la manière dont ils nourrissent la création.
Et en terme de fréquentation ?
On estime le nombre de visiteurs entre 800 et 1 000 personnes. C'est davantage que l'an dernier, mais nous avions aussi deux fois plus d'auteurs, 11 contre 5. En même temps, on tient à conserver une manifestation à taille humaine, qui préserve la qualité des échanges. C'est d'ailleurs ce qui séduit les auteurs. Ils ne passent pas leur journée à signer des dédicaces. Ils ont aussi la possibilité d'expliquer leur travail et de présenter leur engagement. On a réussi à créer des liens. Ils veulent tous revenir l'an prochain.
Cette édition a aussi marqué une volonté de créer des passerelles avec le cinéma, la photo. Faut-il y voir une orientation pour l'avenir ?
La bande dessinée reste au coeur du festival. C'est notre fondement. Mais elle a de plus en plus de liens avec le monde de l'image au sens large. Qu'ils soient photographes, cinéastes ou dessinateurs, ils ont en commun l'appartenance à une contre-culture. Ce sont des artistes indépendants, qui se permettent encore des choses. Qui osent. On se doit de s'y intéresser. D'autant que cela nous permet d'investir d'autres lieux, de toucher un nouveau public.
Quelles sont les améliorations que vous envisagez d'apporter l'an prochain ?
On maintiendra le festival en mai, mais sans doute pas pendant un week-end prolongé. Il nous faudra aussi un chapiteau plus spacieux, ce qui nous invite à réfléchir sur la question du lieu. Nous devons aussi penser à communiquer davantage en amont afin de capter le public nantais et angevin. Tout est ouvert. Il ne faut pas oublier que nous n'avons que deux ans d'existence.
L'usine était très présente cette année. Y a-t-il un thème ou une actualité qui se dégage pour 2009, qui pourrait aussi nourrir la BD créée à l'occasion du festival ?
Le thème de l'usine s'est imposé par hasard. Il se trouve qu'il occupe l'actualité, à travers notamment les questionnements sur notre rapport au travail. On ne souhaite pas forcément développer une thématique précise chaque année. Ce qui est certain, c'est que l'actualité nous fournit une matière inépuisable. Qu'il y a toujours des combats à mener.
Propos recueillis
par Jean-Marcel BOUDARD.