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Une information judiciaire a été ouverte à Nantes, hier, pour atteinte sexuelle, corruption de mineur et détention d'images pornographiques. Objectif pour les enquêteurs, entre autres : rechercher d'éventuelles autres victimes. Le suspect a été laissé libre, sous contrôle judiciaire.
Éviter le face-à-face
Rappelons qu'en 2006, une plate-forme de signalement en ligne (www.internet-mineurs.gouv.fr) a été ouverte pour lutter contre la pédophilie. Par ce biais, les faits de corruption de mineurs, via internet, sont aussi signalés, et leur nombre augmente corrélativement au taux de pénétration du haut débit dans les foyers.
Moralité ? Il faut à tout prix éviter la rencontre en face à face avec des personnes qu'on ne connaît que via internet, insistent les spécialistes.
L'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC) confirme qu'en prenant ce risque, de jeunes internautes ont été victimes d'attouchements, et même de viols.
Pour éviter que le prédateur virtuel ne fasse irruption dans la vie réelle, les policiers spécialisés énumèrent les règles : ne jamais donner son nom, son adresse, le nom de son établissement scolaire sur des chats, des blogs, des forums, sur MSN, etc.
Agnès CLERMONT.