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Mathieu Bertrand, membre du GSCF, avec Vincent Bowers et Stéphane Riaudel, ses deux camarades pompiers, également sauveteurs à l'association, qui doivent partir lundi pour la Birmanie. Tous les trois sont pompiers à Angers. Les deux hommes ont répondu présent pour aller en Birmanie, après le cyclone qui vient de ravager le sud du pays. Ils doivent décoller de Roissy lundi midi, avec Thierry Velu, pompier au Touquet (Nord-Pas-de-Calais), le président de cette organisation non gouvernementale.
Tous les trois apportent du matériel de soins et surtout une unité de potabilisation de l'eau (15 000 €). « Éviter de boire de l'eau contaminée, qui entraîne diarrhée, déshydratation et une mort rapide sous de fortes chaleurs, devrait permettre de sauver des vies », estime Thierry Velu, qui a fondé le GSCF en 1999. Les trois hommes laisseront ce matériel sur place à l'issue de leur mission de huit jours.
Un laissez-passer
Alors que d'autres associations ne parviennent pas à se procurer de visa pour aller porter secours, eux ont obtenu ce document gratuitement et même un laissez-passer à l'ambassade birmane à Paris. Étonnant. Pourquoi ? « Dès le début de la catastrophe, lorsqu'on ne nous annonçait que 300 morts, nous sommes entrés en contact avec l'ambassade. Depuis, il y a eu un dialogue permanent, nous avons fait différentes propositions et une relation de confiance s'est instaurée », explique Thierry Velu. N'empêche, ils ne savent pas encore où ils iront en arrivant. Sur place, ils seront évidemment encadrés par les autorités, et n'auront, a priori, pas la possibilité de conserver un téléphone.
Le président de l'association souligne que le GSCF est déjà intervenu dans des secteurs où les ONG avaient du mal à obtenir une autorisation. Comme à Beslan, en Russie, lors de la prise d'otage de 2004. « On ne demande pas l'aval du Quai d'Orsay, car nous sommes une ONG complètement indépendante. Mais nous les avons prévenus de notre départ », note Thierry Velu, déjà parti aux Philippines, en Iran ou encore aux États-Unis, au gré des catastrophes naturelles. Ou provoquées par l'homme.
Les deux pompiers angevins sont moins aguerris aux missions internationales. « Nous pouvons nous mobiliser car notre hiérarchie nous a facilité la tache. Nous partons sur nos congés », souligne Vincent Bowers, intervenu en août dernier au Pérou, après le séisme. Quels sentiments avant de partir ? « Je suis partagé entre l'excitation de cette mission de grande ampleur et l'inquiétude de ce que l'on va trouver en arrivant. On se prépare. »
Ils appellent aussi aux dons. D'une part pour financer cette mission, qui coûte plus de 20 000 €, et d'autre part pouvoir, si les relations avec les autorités birmanes se maintiennent, envoyer d'autres équipes.
Marie TOUMIT.
GSCF « Urgence Birmanie », BP 80 222, 59 654 Villeneuve-d'Ascq Cedex. Site Internet : www.gscf.fr et www.gscf.eu.