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La place Créac'h-Ferrari bloquée. : Mathilde RichardIl est midi et demi. Immédiatement, les riverains sont évacués, les commerces vidés. Les enfants quittent la crèche Pirouette et s'en vont au Sacré-Coeur. Les jeunes et les personnes âgées qui étaient dans la maison des oeuvres doivent aussi quitter les lieux. Une petite cellule de crise est installée dans l'asile Leboeuf, avec pompiers, services de GDF, de la sous-préfecture, de la Ville, polices nationale et municipale.
Pendant un peu plus d'une heure, on entend le sifflement du gaz qui s'échappe. Le temps, pour GDF, de fermer l'arrivée et de purger les tuyaux. Ce sera fait à 13 h 40. Mais le périmètre de sécurité sera maintenu encore deux heures. Car il faut que les pompiers vérifient qu'il ne reste pas de poches de gaz dans les caves et les immeubles. A l'angle de la rue Jean-Jaurès et de la rue Nationale, une femme s'impatiente : « Mais pourquoi on ne peut toujours pas passer ? » A côté, des salariés attendent, assis sur le trottoir. Un peu plus loin, des jeunes discutent avec les policiers.
Il faudra attendre 15 h 30 pour que le passage soit libéré. Mais 400 foyers sont encore privés de gaz. GDF mobilise une douzaine de techniciens supplémentaires pour passer dans les foyers et rétablir l'alimentation au domicile.
La fuite était moins grave que celle du 22 avril. « On a très vite vu qu'elle n'avait pas la même importance », disent les services techniques de la Ville. Il y a trois semaines, une vanne avait cassé net. GDF avait dû fermer une bonne partie du réseau du centre-ville. Le temps de purger les conduites, et la fuite n'avait pas été stoppée avant la fin de l'après-midi.
Marianne DEUMIÉ.