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Olivier Poupet, directeur de l'école Notre-Dame, a dû répartir les élèves accueillis à l'école, dont les enseignants étaient en grève. En cause : les réformes envisagées pour l'école, avec des nouveaux programmes qui doivent rentrer en application dès la rentrée prochaine, et la suppression des samedis matins.
Si le directeur n'est pas gréviste, il n'en partage pas moins le malaise et la colère de ses collègues. Il pointe tout d'abord l'absence totale de concertation. « Nous avons dû dans l'urgence aller chercher sur internet les 30 pages des nouveaux programmes. Nous avions huit jours pour donner un avis... » Alors que tout était visiblement ficelé d'avance. « Trois jours après la date où nous pouvions prendre connaissance des textes, nous recevions les nouveaux manuels « conformes aux nouveaux programmes » », raconte, amer, Philippe Pineau, directeur de l'école Saint-Pierre à Cholet.
Problème de forme. Problème de fonds aussi, pour Sophie, enseignante en CE1, Martine, en CP, et Laurence, en grande section (lire ci-dessous). Les deux premières étaient en grève, la troisième aurait dû l'être.
Mais elle n'a pas voulu pénaliser ses élèves qui, ce jour-là, commençaient leur activité poney.
Ce qui montre, si besoin était, que ce sont bien les élèves qui sont au coeur des préoccupations de leurs « maîtresses ».
Cécile KIRION.