Basket-ball : Ron Anderson a retrouvé son « Junior »
Ron Anderson a fait visiter à son fils les Mauges et la côte vendéenne.
Retrouvailles. L'Américain de La Séguinière a reçu la visite de son fils. Ce dernier, joueur en NCAA, tente de suivre la route du paternel.
Il était tout excité, « trop heureux car il y a longtemps que je l'avais vu. » Ron Anderson, depuis maintenant presque quinze ans, a refait sa vie en France. Il y fait le bonheur, on le sait, du club de La Séguinière. Mais de l'autre côté de l'Atlantique réside toujours son fils. « Junior », comme ils disent là-bas. C'est donc avec l'amour d'un père que Ron a accueilli pour une semaine de vacances sa progéniture qui, à bientôt 19 ans, découvre pour la première fois la vie choletaise de son paternel.
Gènes oblige, le jeune homme est un beau bébé : 2,04 m et plus de 110 kg. Hérédité oblige, le jeune homme pratique la balle orange. Et, tel son papa, il espère passer pro un jour. « J'ai beaucoup de travail à effectuer pour arriver en NBA, mais mon futur est prometteur si je continue à travailler. » Considéré comme l'un des meilleurs pivots lycéens du Tennessee, Ron Junior évolue depuis une saison en NCAA. A Kansas State, université d'un bon niveau à défaut d'être prestigieuse, il a livré une honnête première année dans l'ombre de la star Michael Beasley, n° 2 de la dernière Draft NBA.
Faire mieux que papa
La médiatisation de ce championnat universitaire a forcément mis en lumière Junior. Pas forcément pour ses stats (3,3 points et 3,6 rebonds en 12'/match). Mais plutôt dans la rubrique « people » du fait du parcours du papa, à la notoriété bien établie Outre-atlantique après 10 ans de NBA. Comment gère-t-il la chose ? Il ne s'en occupe pas. Il préfère progresser, comme durant cet été à raison de onze séances par semaine sur le campus de sa fac. « Mon objectif est de réaliser ce que mon père a réalisé, si ce n'est mieux. C'est tout ce que je veux faire. Ceci me motive à travailler dur. Mes amis (Beasley, donc, et Bill Walker, autre coéquipier) l'ont fait cette année et j'aimerais jouer avec eux en NBA. »
Le papa, donc, doit être fier du fiston. « Le basket est secondaire », répond Ron. « C'est un plus », confirme Junior. Ce qui n'empêche pas ce dernier de considérer comme bienvenue la transmission de l'expérience. « Tout le monde a besoin de conseils de la part de ceux qui étaient en NBA, de les regarder. Et moi aussi j'aimerais jouer aussi longtemps et prendre autant de plaisir que lui, rendre les gens heureux. » L'avis du bientôt quinquagénaire ? « Je lui donnerai des conseils cette semaine, sur le terrain. Il faut d'abord voir s'il est aussi bon qu'on le dit ! »
J. D.
ABC - Saint-Léonard, ce soir. Pour son second match de préparation, Angers BC affrontera, ce soir à la salle Jean-Bouin (match à 19 h) la formation de Saint-Léonard.
Ouest-France