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Hier, l'Hospitalisation à domicile Mauges-Bocage-Choletais (HAD) a reçu le feu vert de l'agence régionale d'hospitalisation. Yves Clédat, médecin coordonnateur, et Nicole Brochard, directrice, peuvent accueillir leurs premiers patients. Une structure totalement indépendante, association loi 1901, d'une capacité de 30 lits. « Mais nous espérons à terme passer à 60 lits, capacité correspondant à notre territoire de santé (1) », lance Éric Martin, directeur du centre hospitalier de Cholet et secrétaire de l'association.
Qui peut en bénéficier ? Les patients nécessitant des soins post-opératoires, relevant d'une maladie grave, aiguë ou chronique évolutive (cancérologie, pneumopathie...), et qui « en l'absence d'une telle alternative, seraient de toute façon hospitalisés, insiste Yves Clédat. Nous n'agissons pas à la place des services de soins infirmiers à domicile. La prise en charge est beaucoup plus lourde, plus complexe, et nécessite la coordination de plusieurs professionnels de santé ». L'HAD peut concerner des soins palliatifs pour des personnes en fin de vie : « Cela représente sur d'autres secteurs 30 à 40 % des admissions », précise Yves Clédat.
Les intervenants. Le médecin traitant ou le médecin hospitalier travaillent avec le médecin coordonnateur et tous les professionnels médicaux (sage-femme) et paramédicaux (infirmiers, kinésithérapeutes, aides-soignants, diététiciens etc...). Le pharmacien prend aussi en charge la gestion des médicaments et du matériel médical. « Nous n'avons pas de soignants salariés, précise Yves Clédat. Nous avons choisi de nous appuyer sur le secteur libéral ».
Les modalités. La prise en charge se fait sur prescription médicale. L'admission est prononcée par le Dr Clédat, qui juge si les conditions d'une hospitalisation en HAD sont recquises. « J'ai admis notre premier patient hier », raconte-t-il.
Cette admission ne peut se faire que si le malade et son entourage sont volontaires. Cela peut-être lourd pour la famille. La durée de prise en charge varie selon l'évolution de l'état de santé du malade.
Le coût. L'HAD (médicaments, soins des libéraux...) est financé par les caisses d'assurance-maladie. Le patient est pris en charge par son assurance comme dans le cadre d'une hospitalisation classique, « mais il n'y a pas de forfait journalier ». Cela revient donc moins cher.
L'intérêt pour le malade...Le traumatisme lié pour certains patients au séjour à l'hôpital est évité, ou considérablement réduit. La qualité de vie est meilleure. La famille peut assister le proche au quotidien.
Et pour l'hôpital. L'HAD permet de réduire les durées de séjours en centre hospitalier, donc d'accueillir plus de patients. Les suites de soins opératoires, lorsqu'ils sont lourds, sont mieux prises en charge. Et peuvent parfois permettre d'éviter une réhospitalisation.
Bref, l'HAD, tout le monde y trouve son compte : l'hôpital, l'assurance-maladie et, en premier lieu, le patient.
Cécile KIRION.
Ì HAD Mauges-Bocage-Choletais. Téléphone : 02 41 49 62 75. Portable : 06 45 27 03 04. Courriel : had@ch-cholet.fr Horaires du service administratif : 9 h - 12 h 30 ; 14 h - 17 h 30. Médecin coordonnateur : Dr Yves Clédat. Directrice, cadre de santé : Nicole Brochard. Une permanence téléphonique est assurée 24 heures sur 24.
(1) Le territoire de santé de l'HAD-MBC comprend : les Mauges (cantons de Beaupréau, Montfaucon, Montrevault, Chemillé et Vihiers) ; le Choletais ; le nord Vendée (Mortagne-sur-Sèvre, Les Herbiers, Pouzauges) soit environ 250 000 habitants.